DEROULEMENT DE LA METHODE

        Cette relaxation non verbale se déroule dans une relation duelle où le donneur (le praticien) est debout ou à genoux. Le receveur, est lui, allongé et habillé. Le donneur provoque des vibrations, des secouements, des étirements sur le corps de l’autre par un gestuel parfaitement codifié. Ce gestuel comporte 25 gestes en tout et cela sans échanger un mot avec le vibré. Les prises de contact sont douces mais nettes. Les positionnements, les gestes sont précis, ramenés à l’essentiel.

        L'enchaînement se compose de 11 stimulations des membres inférieurs, 1 stimulation au niveau thorax médian, 8 stimulations des membres supérieurs, 1 stimulation au niveau thorax haut, 2 stimulations de la tête, 1 stimulation de globalisation et 1 stimulation de totalisation.

        L’enchaînement des 25 gestes part des pieds pour remonter progressivement les jambes puis le thorax médian, les bras depuis les poignets jusqu’aux épaules, le thorax supérieur et enfin la tête. Le corps (schéma corporel) se trouve ainsi progressivement construit. Entre chaque geste, le praticien se déplace autour du receveur en suivant toujours le même dessin. Partant des pieds et remontant par la droite du receveur jusque derrière la tête où il marque un temps d'arrêt, il redescend par son côté gauche et rejoint son point de départ pour un instant de récupération et d’intégration.





 LE PROTOCOLE CODIFIE

        Celui-ci est composé par ; l'alternance entre le temps des stimulations et le temps des pauses d'intégration ; les rotations autour du receveur après chaque stimulation et la codification au niveau des postures, des gestes et du toucher.

          Avec ce protocole qui s'inspire des techniques Japonaises d'obédience Zen, Christian Desmarty offre au donneur l'occasion de sortir de l'acte mécanique. L'association de la respiration, de la concentration et de tous les détails va permettre au donneur d'entrer dans sa séance et de tendre vers un acte conscient vécu dans l'instant présent. Comme le receveur, le donneur vit tout le long de la séance des variations de son niveau de vigilance . Si le donneur veut être dans sa séance, il doit comme le receveur, lâcher-prise d'abord par rapport à la technique mais aussi par rapport à son envie de bien faire, ses projections, ses désirs sur l'autre. Bref, il doit mettre son Ego de côté, ce qui nécéssite inévitablement de la pratique, de répéter, d'où l'expression "la répétition amène à la transformation". Cet état méditatif, dans lequel se trouve le donneur, évite l'épuisement, la monotonie et  permet de se régénérer.

 

 
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